SPOILER VCs : comment passer le premier filtre d'un investisseur? - SantiTV
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SPOILER VCs : comment passer le premier filtre d’un investisseur?

Poussé à l’extrême et plutôt orienté B2B, vous trouverez ci-dessous un ultra concentré des termes qui, heureusement ou malheureusement, vous permettront de passer le « premier filtre des investisseurs » en matière de sélection.

Si les VCs reçoivent en moyenne 1500 à 2000 dossiers d’investissement par an, un premier filtre doit nécessairement être effectué. Néanmoins, le temps consacré pour chaque dossier est limité. A force de recevoir et rencontrer des opportunités d’investissement, des réflexes de lecture se mettent donc en place.

Voici donc un extrait non exhaustif des éléments à mettre en relief ou à faire figurer de façon (quasi) automatique :

 

Complémentarité de l’équipe :

Au diable l’éternel « on regarde avant tout l’humain ».

Concrètement, on souhaite y retrouver entre les lignes un bon match entre l’expert du secteur et l’expert technologique

Une vision métier agrémentée d’une expertise produit : voila ce que l’investisseur entend généralement par équipe compétente. Il creusera ensuite la capacité des fondateurs à attirer des talents, quasiment l’unique paramètre à prendre en compte. Carton jaune sur les articles 100% bullshit sur la résilience, l’ambition et la passion d’un entrepreneur.

 

Récurrence :

Récurrence = dé-risquer un investissement.
Un chiffre d’affaire qui revient de façon quasi automatique et sécurisé (churn proche de 0) permet de rembourser rapidement les coûts d’acquisition et rend l’équation économique intéressante. Ni plus ni moins

 

Scalabilité :

Pas de niche ici, la taille de marché est importante, les perspectives de sortie sont intéressantes et les moyens pour y arriver sont identifiables (structuration sales & marketing / pilotage par les chiffres / etc.). Si vous disposez d’un modèle SaaS, agrémentez le tout d’une vision partenariat/vente indirecte/co-selling/etc.

 

Stickyness :

Le positionnement concurrentiel est suffisamment clair, votre solution « colle » à l’utilisateur qui aura du mal, une fois la solution adopté, de passer chez la concurrence. On ne va pas relancer le débat mais : Apple = stickyness

 

ROI:

Le fameux débat entre nice to have et must have. Il est important de prouver le Retour sur Investissement de votre solution pour vos clients. Si vous n’êtes pas en mesure de le faire, l’investisseur vous rangera dans la catégorie « gadgets ». Malheureusement.

 

Barrières à l’entrée :

Techno ou pas techno, comment mesurer l’avance en terme de développement de votre solution sur le marché : Deep learning ? Bases d’utilisateurs ? Partenariats ? Acquisition de la supply ? Contrats cadres ?

 

Un business récurrent, scalable, sticky , ROIste avec de fortes barrières à l’entrée et une équipe complémentaire est donc logiquement une startup qui mérite d’être creusée.
Encore faut-il que le sujet adressé corresponde à la thèse d’investissement de l’investisseur en question (verticales de prédilection & niveau de maturité).

 

Sans doute un petit peu réducteur pour notre profession, je conseille néanmoins de mettre l’accent sur ces points pour une première présentation.

Quoi que l’on dise, nous avons tous la même grille de lecture. Seule la pondération du risque varie entre les VCs.

Entrepreneurs : fsanti@caphorninvest.com

 

 

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